L’usine de production d’eau potable de Belle-Ile-en-Mer.Les récents contrôles sanitaires réalisés à Belle-Ile-en-Mer entre mai et octobre 2026 confirment que notre eau du robinet est potable et présente globalement une bonne qualité. Publiés sur OROBNAT, la plateforme officielle de consultation des résultats du contrôle sanitaire de l’eau potable en France, ils révèlent néanmoins quelques points qui méritent une vigilance particulière : la présence de PFAS à de faibles concentrations lors des analyses de mai et de juillet, ainsi qu’un résultat bactériologique inhabituel relevé en mai.
Quatre contrôles sanitaires, réalisés les 12 mai, 8 juillet, 22 septembre et 14 octobre 2026 sur le réseau de distribution desservant les quatre communes de Belle-Ile-en-Mer, permettent de suivre la qualité de l’eau du robinet à Belle-Ile-en-Mer.
Premier constat : l’eau respecte les limites réglementaires de qualité.
Aucune bactérie indicatrice de contamination fécale n’a été détectée. Les nitrates, dont la présence en quantité excessive peut poser un problème pour la santé, restent à des niveaux très faibles : 2,5 mg/L en mai et moins de 0,5 mg/L en octobre, pour une limite de 50 mg/l.
L’eau présente également une très faible turbidité, signe qu’elle contient peu de particules en suspension. Les autres paramètres mesurés, notamment sa minéralisation et son pH, ne présentent pas d’anomalie.
A noter : le bulletin du 8 juillet signale une température de l’eau de 25,6 °C, légèrement supérieure à la référence de 25 °C en raison des fortes chaleurs, sans remettre en cause sa conformité aux limites réglementaires de qualité.
Deuxième constat : des PFAS détectés à faibles concentrations et des résultats bactériologiques contrastés.
Les contrôles du 12 mai et du 8 juillet ont néanmoins révélé la présence de deux PFAS, le PFBA et le PFPeA, des substances chimiques persistantes que l’on retrouve aujourd’hui dans de nombreux milieux naturels. Leur concentration cumulée (8,1 ng/l) est néanmoins très inférieure à la limite réglementaire de 100 ng/l, fixée pour la somme des 20 PFAS surveillés dans l’eau potable.
Cette légère variation ne permet pas de conclure à une tendance à la hausse car les PFAS n’ont pas fait l’objet d’une nouvelle recherche lors des contrôles de septembre et d’octobre.
Par ailleurs, le 12 mai, les analyses ont révélé un nombre inhabituellement élevé de bactéries dans l’eau : plus de 300 par millilitre, contre moins de 1 en juillet, 15 en septembre et 7 en octobre. Ces bactéries ne sont pas nécessairement dangereuses pour la santé, mais il serait intéressant d’en connaître les raisons et de savoir quelles vérifications ont été effectuées entre-temps.
Le suivi des résultats des contrôles sanitaires, une meilleure connaissance de la qualité de l’eau du robinet à Belle-Ile-en-Mer et le partage des informations relèvent de la mission de protection de l’environnement de l’Union belliloise.
Retrouvez notre dossier consacré à l’eau potable à Belle-Ile-en-Mer