Éolien flottant : l’avis défavorable corse intéresse l’Union belliloise
Localisation du projet ATIS au large du Cap Corse. Source : rapport d’enquête publique ATIS, juillet 2026. Le 5 juillet 2026, Carole Savelli, commissaire enquêtrice, a rendu un avis défavorable au projet ATIS d’installation d’un parc éolien flottant de 864 MW dans les eaux italiennes, à environ 28 km des côtes du Cap Corse.
Bien qu’elle reconnaisse l’intérêt du projet en matière de production d’électricité décarbonée, la commissaire enquêtrice Savelli relève plusieurs motifs qui conduisent à son avis défavorable.
Elle pointe en premier lieu les enjeux environnementaux et les incertitudes qui subsistent, notamment les effets sur l’avifaune et les oiseaux migrateurs, les mammifères marins et la biodiversité, ainsi que l’insuffisante prise en compte des effets cumulés avec les autres projets flottants en Méditerranée.
Elle souligne ensuite les risques liés au trafic maritime, qu’elle estime sous-évalués, ainsi que l’impact paysager du parc et ses conséquences socio-économiques pour la Corse.
Au terme de son analyse, Carole Savelli considère qu’un projet énergétique de cette ampleur devrait privilégier « une zone moins écologiquement sensible ».
Cet avis retient particulièrement l’attention de l’Union belliloise, alors que plusieurs des enjeux soulevés se retrouvent dans le débat autour du projet Bretagne Sud. En effet, l’exemple corse montre que l’intérêt d’une production d’électricité décarbonée peut être mis en balance avec les impacts environnementaux, paysagers et socio-économiques d’un projet, ainsi qu’avec les incertitudes qui subsistent sur certains de ses effets.
À noter : Cet avis, rendu en France et transmis aux autorités italiennes, ne peut à lui seul constituer un veto au projet : ATIS est un projet italien ; l’enquête française a été organisée en raison de ses possibles incidences environnementales transfrontalières sur la Corse.
→ Télécharger les documents de l’enquête : rapport, conclusions et avis