Mobilisation à Quiberon contre le projet éolien au large de Belle-Île

Plusieurs collectifs et associations ont exposé des affiches illustrant les enjeu paysagers , patrimoniaux et environnementaux du parc d'eoliennes flottantes au large de Belle-Ile-en-Mer

Plusieurs collectifs et associations se sont réunis samedi 14 février 2026 sur la grande plage de Quiberon pour exprimer leurs interrogations concernant le projet de parc d’éoliennes flottantes situé à environ 19 km des côtes de Belle-Île-en-Mer. L’Union belliloise était présente à ce rassemblement organisé qui a réuni, élus locaux, représentants associatifs et habitants du Pays d’Auray.

Philippe LE RAY président de la communauté de communes Auray Quiberon Terre Atlantique (AQTA), a évoqué « un combat difficile mais largement gagnable », estimant que le territoire ne devrait pas « payer plus cher pour une énergie intermittente dont on n’a pas forcément besoin ».

Annaïck HUCHET, maire de Bangor et présidente de la communauté de communes de Belle-Île, a rappelé l’évolution du projet : « On est passé d’une ferme pilote qui n’a pas vu le jour à deux projets, AO5 et AO9, qui nous ont été arbitrairement imposés. » Elle a également dénoncé ce qu’elle qualifie de « simulacre de dialogue », évoquant ses échanges passés avec la ministre Barbara Pompili et le préfet Joël Mathurin.

Elle a insisté sur les spécificités du territoire : « À Belle-Île, pas d’immeubles, pas de constructions en bord de mer, un environnement rural qui font notre fierté et notre richesse. » Et de souligner : « Les œuvres de peintres comme Claude Monet sont encore fidèles aujourd’hui. Nous ne pouvons pas accepter l’inimaginable. »

Gérard PIERRE, vice-président du Conseil départemental du Morbihan représentant David Lappartient, a déclaré : « Il est des combats qu’on ne choisit pas par convenance mais par devoir. Ce qui est en jeu, c’est l’âme de Belle-Île-en-Mer et du Morbihan. » Le Conseil départemental, a rappelé Annaïck Huchet, « a toujours soutenu l’action de la CCBI ».

Patrick Le Roux, maire de Quiberon, est également intervenu pour rappeler les enjeux paysagers et économiques liés au littoral. Afin d’illustrer l’échelle des installations envisagées, la pointe de Kerdonis, dont le phare s’élève à environ 35 mètres et demeure visible depuis Quiberon, a été prise comme point de comparaison. Le public à été invité à se représenter « une structure dix fois plus haute, dépassant les 350 mètres, se détachant à l’horizon », afin de mesurer concrètement la dimension des éoliennes projetées.

Cette mobilisation témoigne de l’ampleur du débat local autour du projet AO5, au croisement des enjeux énergétiques, environnementaux et patrimoniaux.

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