Jean DAUMAS (1933-2026)

Jean Daumas devant l'ancien sémaphore d'Arzic, où sa mère Alexandrine était née.

Nous avons appris la disparition de Jean DAUMAS, décédé brutalement au début de l’année. Jean Daumas  avait rejoint l’UBED en 1998, avant d’en devenir le président en 2006, succédant au fondateur Jacques CASTIER. Ayant quitté l’Union belliloise à la suite d’un regrettable malentendu en août 2019, il poursuivit l’action au sein de l’association Gerveur Da Viken dont il assura aussi la présidence.

Avec son épouse Micheline, il formait un couple de militants : par leur travail, la force de leurs convictions, leur abnégation parfois, ils ont assuré à la tête de l’UBED une veille intransigeante et sourcilleuse, cherchant à protéger Belle-île contre toutes les menaces qui pèsent sur ce lieu à nul autre pareil. Tout récemment encore, ils s’élevaient contre le funeste projet d’un parc de plusieurs dizaines d’éoliennes flottantes géantes à quelques kilomètres de la Pointe des Poulains et des aiguilles de Port-Coton.

A l’appui de cette action courageuse, Jean DAUMAS apportait de grands atouts, et l’expérience d’une vie riche et bien remplie : professeur de français, notamment à l’Ecole normale de Versailles, il était aussi l’auteur de contes publiés chez Nathan et Armand Colin, sans parler de l’épreuve initiale que furent les vingt-sept mois passés en Algérie, au moment de la « guerre sans nom » qui marqua sa génération.

Jean Daumas était aussi défini par ses origines familiales, qui le liaient à Locmaria, Groix ou Hoedic. Il venait toujours à Belle-Île, au rythme des vacances. Lorsque l’heure de la retraite fut venue, il s’y installa définitivement, mais en poursuivant ses engagements pour l’intérêt général : la préservation et la protection de Belle-Île,  dans tous les domaines, fut dès lors sa grande préoccupation.

Comme nous l’a déclaré Micheline : « En un seul mot, Jean par ses origines, par ses choix de vie, par ses engagements, était bellilois. Il s'est battu pour la défense de Belle-Île, pour que ses habitants gardent leur qualité de vie. Il aimait cette terre, et il la défendait avec hargne ».

En tant que président de l’Union belliloise, je tenais à saluer sa mémoire, à le remercier pour le travail accompli.

Bernard Genton

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