AO9 : le recours de l’Union belliloise devant la justice européenne
Le 18 décembre 2025, l’Union belliloise a déposé un recours devant le Tribunal de l’Union européenne afin de contester la décision de la Commission européenne validant le financement public du projet éolien « Bretagne Sud 2 » (AO9).
Ce projet, qui s’ajoute à l’AO5 déjà attribué, porterait l’ensemble à 650 à 800 MW, soit plusieurs dizaines d’éoliennes de plus de 300 mètres au large de Belle-Île.
Le 5 août 2025, la Commission européenne a autorisé un régime d’aides d’État représentant 11,34 milliards d’euros sur 20 ans, dont 3,818 milliards pour le seul projet AO9, sous la forme d’un complément de rémunération.
Pour l’Union belliloise, cette autorisation n’a pas suffisamment examiné le respect du principe européen fondamental consistant à ne pas causer de « préjudice important » à l’environnement
Or, les analyses concernant les impacts sur la biodiversité, les milieux marins, les ressources hydrologiques ou encore les effets liés aux ancrages et aux infrastructures restent, à ce stade, insuffisamment établies ou documentées.
En saisissant la juridiction européenne, l’Union belliloise agit au nom de la protection de l’environnement et du droit des citoyens à un contrôle effectif des décisions publiques ayant un impact majeur sur leur territoire.